Tiens, et si j'osais, si je parlais de cette fille là, cette putain de pote que je me suis faite.
Là je vais pouvoir me laisser guider et vous écrire un roman fleuve...
Ah non tiens, je suis en train de me raviser car peut être qu'elle ne voudrait pas que je m'éclabousse en paroles sur elle...Tant pis, osons.
Il était une fois une fille qui ne pouvait pas me blairer et moi itou à son égard...
La jalousie féminine alimentait mutuellement cette rage, car le même homme nous voulions, et je fus la première à l'obtenir réellement, ce qui accrut sa rage naissante. Un intermédiaire fort de son don pour le tirage des vers du nez, communément appelé "Troll" récoltait les griefs que chacune cultivait contre l'autre, car ami des deux. Un jour, il eut la malsaine idée de les réunir pour compter les points. Et au lieu du feu d'artifice escompté, il se passa l'inverse (à base de gloussements de poule et de "HAN OUAIS ON EST TROP PAREILLES HANLALALAAAAA"). Nous devinrent potes.
Dans la seconde partie de l'histoire, la demoiselle à rencontré un homme n'attisant aucune jalousie entre les deux comparses et partage son foyer avec l'homme sus-cité. Aujourd'hui, il est de bon ton de l'appeler en société "Gros connard" afin d'apaiser les maux de coeur de la charmante fille en émoi, à la recherche à présent, et méticuleusement, d'un Gentil Garçon. Et pour obtenir cela, elle teste d'abord si le bisou-qui-donne-la-chtouille ne lui offrira pas ledit garçon. (dixit David).... Car un homme de perdu, dix chtouilles de recouvrées, c'est bien connu...(applause...).
En réalité, j'avais commencé par une situation antérieure, mais Gros Connard ne mérite pas d'être cité plus de deux fois dans cette histoire, je vais donc me recentrer sur la putain-de-pote-que-je-me-suis-faite ! Il est certes notable que notre amitié est aussi due (à l'époque) à notre partage d'expériences mutuelles dans cette difficile vie de femme au foyer précoce et nuisant fort violemment à notre vie longuement rêvée d'adolescente post-pubère, pré-ménopausée que nous entrevoyions force larmes à l'oeil quand nous avions 13 ans, pour nos 20 ans. Mais à présent, nous relevons la difficile tâche de rester amies malgré la vie de débauche de l'une et....ah, oui, la vie de débauche de l'autre :D
Il est vrai qu'à dire vrai, à force de me faire pilier de bar, que ma réputation tienne à présent à mon légendaire accueil "Eau ou Tequila ?" et que je puisse faire connaître avec force fierté à tous le meilleur bar de Paris...personne n'a tendance à plaindre ma vie de pauvre femme au foyer. Normal, j'me laisse pas abattre. Et l'homme n'est point jaloux ni impatient, il me demande seulement de temps en temps : "S'il te plaît, tourne toi de l'autre côté, tu me souffles ton alcool dans la figure"...Avec force amour ! Ne disais-je point à qui voulait l'entendre que j'avais trouvé l'homme parfait ? Je confirme !
Tout cela pour dire que malgré les épreuves, nous nous sommes bien trouvées avec putain-de-pote-que-je-me-suis-faite. Et je la kiffe complètement. J'essaye d'éviter de la surprotéger mais en même temps qu'elle sache que je suis jamais loin si faut la rattraper, et avec elle j'ai pas besoin de me questionner sur "est ce que j'ai envie de la voir ou pas ?", la réponse est évidente. Et pourtant, contrairement à nos gloussements de poule de l'époque, on est quand même vachement différentes. Bon, à part physiquement, deux filles aux cheveux rouges, coupés mi-long, pointes qui rebiquent et lunettes....(On est trop pareilles ! *gloussement bis*). Sinon, j'aimerais bien partir en vacances avec elle un de ces quatre. Et je suis ravie de l'avoir gardée au chaud à la métropole. Pour une fois qu'une amie comme ça me passe sous le nez, j'vais pas la rater et lui montrer comme je suis affectueuse mais aussi possessive, chiante, impulsive et ...en retard... vive l'amitié et merde au reste.
Et je suis nostalgique une fois de plus par an, toujours en juillet. Pourquoi la plupart des gens en ont absolument rien à fiche des personnes qu'ils ont croisé dans leur vie et à qui ils n'ont plus reparlé depuis, pourquoi évoquer le souvenir d'un pote avec qui on avait passé telle ou telle soirée ne leur évoque pas tant d'émotions qu'ils ne soient au bord de décrocher le combiné pour composer leur numéro et les retrouver ? Est-ce qu'on cherche à retrouver ses vieux amis parce que les nouveaux qu'on s'est fait nous emmerdent, ou est-ce qu'on cherche à redevenir un peu comme on était ? Nan mais en fait, j'ai beau me creuser l'esprit, j'ai envie de retrouver personne...! Par contre je jetterais bien quelques nouvelles connaissances. Y en a ras le bol d'être une vendeuse over-cool dont tous les émo-punk-hardcore-lolita-gothic et blablabla s'arrachent l'amitié pour une réduction de 5%...et le pire c'est d'être cool puis qu'après, c'est comme un caniche en rut accroché à ta jambe, il lâche plus prise. Je vais devenir méchante ! Et Bouuuh ! Dehors tous les intoxiqués de Kawaii ! Ca ferait un bon thème de rêve, le Freak c'est chic par Uld.
Bonne nuit, moi (l)
NB : Rooooah, pas cool. Finalement j'ai été davantage spiritueuse que spirituelle, et désespèrement kikoulol...héhé, j'ai pas changé, ça fait du bien.
J'en rêve. Mais si je reste avec mon homme, ça restera toujours impossible, parce qu'il est allergique. Pour me rassurer, je me dis que mon homme est un peu comme un chat finalement (cf description)...
Et puis j'aurais le temps de finir mémère à chats si je me fais larguer vers les 90'....ou s'il meurt avant moi, comme tous les hommes - arg, je suis horrible-...
En réalité, je voulais pas trop parler de ça, mais je me suis souvenue de cette envie irréductible d'un chat, alors puisque je suis entre moi et moi même sur ce joueb, je pense pouvoir m'arroger le droit de parler de tout et de rien, sans complexes. Je voulais parler de ma vie à l'heure actuelle, comment elle se déroule... je me goinfre de chocolat sans compter, et ça me rend malade à vrai dire, frites, coca, mayonnaise,...vive la vie d'étudiante !
Je suis franchement déconcertée. Je suis dans un milieu favorable à la tranquilité, heureuse chez mon homme, pénarde vie entre les exams, le métro, le boulot, je ne me prends plus la tête avec mes parents et pourtant, même si je commence à bien gérer mon fric, mes dépenses, etc, il me manque quelque chose... Je suis mi-figue mi-raisin à Paris, je ne me sens pas tout à fait chez moi et à la fois, je ne me sens pas à l'aise ailleurs, je rêve en permanence de vivre la grande vie, de me balader dans tous les pays, de faire des tonnes de nouvelles expériences...Peut être ça le plus gros manque, les expériences neuves.
Quand on a goûté à des choses telles que la Malaisie, la jungle, l'immersion dans un village parmi les accueillants malais, la nourriture locale, la température exotique et la plage de sable blanc, peut être que le virus est impossible à guérir. Je passe de longs moments à me perdre dans ce genre de pensées, partir en voyage par imagination, essayer de percevoir les mêmes odeurs que j'avais senties, avoir l'impression de cette chaleur humide comme une transpiration sur la peau...les fonds marins, les requins, les tortues, les poissons perroquets géants...je suis en rêve perpétuel.
Mais je ne suis pas si exigeante, et un petit voyage à l'étranger me suffirait certainement, seulement j'ai bien peur que ma soif ne soit insatiable. Je voudrais passer ma vie entière à voyager, et je ne sais pas comment mêler cette soif avec mon tempérament casanier par moments. Une vie sans attaches, j'en suis incapable, sauf bien entendu s'il s'agit de me détacher de mes parents. Mais de lui, impossible, il m'apporte tout le bien-être dont j'ai besoin, le calme et le repos que j'ai toujours désiré connaître. Avoir besoin de ces deux extrêmes, c'est vraiment paradoxal. Aucun juste milieu, comme d'habitude avec moi.
J'avais aussi mes raisons, c'est toujours ce que je me dis, mais il n'empêche que j'ai raté cette période, qui même si l'on ne s'en rend pas compte sur le moment, est une période dorée, que l'on regrette fortement une fois que l'on a compris.
Quand est-ce que j'ai vécu dans un âge doré en ce cas ?
Ca n'a pas du arriver, ou alors je n'y ai pas fait attention, j'avais tendance à rejetter tout ce qui m'arrivait de bon à cause d'une facheuse tendance à l'autodestruction. . Autant chez la mère que chez le père. Ma vraie vie commence vraiment maintenant et c'est très difficile d'accepter ça parce que j'ai l'impression d'être passée à côté de beaucoup de choses très importantes de la vie notamment ce qu'on appelle les "étapes". Propulsée dans l'autonomie d'une étudiante, vie de femme qui travaille, femme auprès de son homme, les délices et déboires de la vie quotidienne; parfois ça me dépasse. Et après tout ça ne fait que huit mois que j'y suis, alors le temps d'adaptation est certainement long quand on en a pas l'habitude. Je suis merveilleusement heureuse de l'avoir trouvé lui pour m'accompagner dans cette tâche difficile qui est de grandir vite pour trouver un équilibre, et il n'y est pour rien dans le fait que j'ai toujours l'impression d'en être à zéro, mais parfois le simple fait de me trouver à ses côtés me fait tout drôle et me fait me demander comment ça aurait été si j'avais eu des parents différents.
Cette sensation de ne pas avancer, de pédaler dans le vide, elle m'a souvent accompagnée comme une ombre qu'on ferait volontiers fuir. Pourquoi est-ce que je finis toujours par me décourager et me dire qu'à quoi bon....J'aimerais être plus rationnelle, moins passionnée, arrêter de considérer que tout dans la vie doit marcher d'après un coup de foudre, coup de coeur...et que quand je rate quelque chose je suis une énorme nulle, et quand je réussis une fille géniale. Je suis ravie d'avoir en tout cas trouvé la première personne qui cadre vraiment avec ce genre d'idées, une perfectionniste bordélique comme moi, une charmante compagne de conversation, même si, en grande bavarde, je lui laisse à peine le temps de l'ouvrir parfois...(honte). On a deux jours de différence dans nos anniversaires, deux Balance avec beaucoup de points de vue communs sur les choses, la même aptitude à se détacher des groupes et à rester dans nos intériorités...à avouer ensemble qu'on est peut être juste de foutues égocentriques qui se matent le nombril à longueur de temps et se triturent les neurones à la recherche de ce qui fait notre originalité et notre désespoir à la fois...le pourquoi du comment nous sommes sans arrêt plongées dans des songes, des envies d'ailleurs, des ambitions que l'on ne mènent pas à leur terme et des actes manqués...On nous a toutes les deux dit qu'on avait tendance à trop intellectualiser tout, et c'est foutrement vrai. Deux glandeuses insupportables parce qu'on réussit quand même, parfois mieux que les autres, parfois moins bien quand il y a des ratés, mais on retombe sur nos pattes...et heureusement. Elle est comme moi cette fille. Et en bonne égocentrique, je rajouterais que ...c'est pour ça que je l'aime.
Comment tant de pensées peuvent traverser une si petite tête...Les hémisphères de notre cerveau doivent avoir une gonflabilité adaptée selon les personnes, et les plus malchanceux tournent autour des 80%....Je dois en faire partie. Gonflabilité c'est le mot, parce que tout annexe improvisé par ma matière grise est certes indésirable, et gonflant, c'est un fait.
Mais je me trouverais moins intéressante sans mes pensées sans cesses tourmentées de mille questions. Et faut-il que je puisse garder les petites choses qui me font paraître intéressante à moi même quand la confiance en soi approche le seuil minimal. M'enfin je dramatise beaucoup, c'est plus joli à lire. Le souci, c'est que je romantise les choses même dans ma tête. Je voudrais que ma vie soit un film parfois. Que les gens tombent amoureux quand il pleut, qu'une histoire d'amitié se transforme en amour secret, que le bonheur apparaisse simplement au contact de la chaleur du corps de l'autre et que l'on ait cette sensation d'éternité toujours intacte à ce moment précis....
C'est problématique de toujours romantiser parce qu'on se rend compte qu'on ne vit ni dans un film ni dans un livre et que les gens ne PEUVENT absolument pas avoir la même sensibilité, parce qu'Eux vivent bien les deux pieds sur terre, et métro, et boulot, et dodo. Et beaucoup trouvent leur bonheur dans cette petite mélodie saccadée, au rythme des rons-rons du train-train quotidien. Mais quand on s'appelle Uld, on veut de l'aventure, de l'inédit, de l'inattendu; ou avoir des pair assez gentils pour continuer à vous faire croire, même des années plus tard que vous êtes différente des autres, pour vous faire plaisir. Que vous avez ce je-ne-sais-quoi qui les empêchent de se séparer de vous trop longtemps. Et vous recevez toujours ces jolis petits messages qui vous disent à quel point vous êtes exceptionnelle, et vous y croyez, par plaisir.
Petit jeu jamais cruel puisque tout le monde sait qu'il est dupé ou qu'il dupe, mais on accepte tout ça parce que ça fait quand même du bien de se sentir incontournable. Et voilà que je repars dans le romanesque. Si on me connaît bien, ça doit faire comme dans la série Scrubs, quand J-D pars dans ses pensées "fantasmes", j'dois avoir l'air absent assez souvent aussi...
Et ça me semble toujours aussi pathétique à la relecture héhé, mais j'prends goût à le mettre à plat quand même !
Sinon qu'est ce qu'j'pourrais vous raconter de plus passionnant que ça...
Ah ouais j'suis vendeuse, trop feune. Je vends des vêtements ouaip. "Bonjouuur madaaame, vous désirez un renseignemennnt ? C'est un vêtement pour une ôoooccaasion particulière que vous chercheeeeez ?" Et bla et bla et bla. Bah en fait...ca m'plaît vachement. Ca m'empêche de trop réfléchir. Je pense davantage à la courbure de mes mains posées sur mes hanches ou entrecroisées dans mon dos quand je fais des courbettes devant madame-tout-le-monde qu'à mes états d'âmes en faisant ce boulot. Et je peux arriver de méchante humeur, je repars toujours tout-sourire, même si c'est pour replonger dans mes considérations masochistes et autoflagellations-CLAC-Ouuh oui j'aime me flageller....*sigh*
Dans le fouet de mes pensées, mon mixeur a dérapé, j'ai du m'mixer le neurone de la lucidité sur soi et du cynisme parce que j'reste éternellement naïve qui attend toujours que l'monde soit tout beau, "Touuut Beaaau !" (voix off des bisounours). Et que j'sois une journaliste aventurière qui part avec son calepin à la main et sa tenue de savane pour interwiever les pygmées ou vivre en immersion dans la plus basse caste hindou pour apprendre le secret de la pâte tandoori made-in "Untouchables"....rhaaa je suis cruelle. Mais c'est miom le tandoori. Surtout quand c'est lui qui le prépare, même si ça consiste juste à mettre de la pâte sur du riz. C'est presque ironique le nom tan-doo-ri, ça pourrait vouloir dire : "Du riz avec de la pâte". Genre la recette qui rit au nez du cuisinier, mwahaha, trop bon. Mais on s'en tape que ça soit facile, puisque c'est bon !
La question numéro un...j'habite là ou pas, j'habite ou si j'habite pas là...et puis est-ce que je suis un fardeau au final ou alors je dois essayer de m'améliorer pour qu'il aie envie qu'on continue comme ça...ou alors est-ce qu'en fait je ne suis qu'une trouble-fête et qu'il faut pas m'leurrer sur l'envie qu'on puisse avoir de me garder près de soi....ou alors est-ce que je m'autoflagelle inutilement tout ça pour en conclure qu'avec lui, je suis dépendante, et sans lui, je serais dépendante, mais de loin, ce qui serait plus bénéfique pour nous tous ?
Je reste dépendante, notez. Une petite gamine qui veut qu'on la cajole et qu'on lui montre qu'elle est utile à notre vie et qu'elle est la seule qu'on chérira et qu'on bordera avant de dormir. Ouais j'ai déjà parlé de ça mais ça revient sur le tapis, ouais je vous saoûle avec mes "et moi et moi et moi" mais on est sur un blog, merde ! J'suis une littéraire utopiste-nombriliste-fantaisiste, et tout ce qui finit en iste, même kyste, j'en ai un qu'il faut virer (là c'est gore, j'avoues). Et quoi d'autre sinon...Ouais, je suis dépendante, mais faut pas me coller, sinon, *mode viril*, je débande !
J'utilise souvent le mot jouir, et tout naturellement, ça fait rire ou ça étonne, mais je trouve que c'est vraiment le meilleur terme pour parler du plaisir que peut procurer la simple sensation de vivre des fois. On jouit de la vie. Le terme montre bien que c'est pas gratuit. On nous donne l'opportunité de prendre notre plaisir, mais faut le mériter. The Importance Of Being Earnest (avec l'accent de ma prof d'anglais). J'ai jamais compris cette pièce d'Oscar Wilde parce que je jouais trop à me foutre de la gueule de ladite prof d'anglais, mais je sais que ça veut dire "L'importance d'être constant" et ce titre m'inspire. Et puis vivement que je sois de nouveau entourée de littéraires lunaires et lunatiques qui romantisent comme moi et qui savent ce que c'est que de "kiffer" parler d'un bouquin ou de se perdre en termes philosophiques par pur plaisir. Et de débattre si l'homme est poussé par une force qu'il ne contrôle pas dans ses actes ou s'il est maître de soi-même dans toute situation, et de se demander si la merde peut être considérée être de l'art pour peu qu'on l'affiche dans des cadres, ....
Et leur dire que j'ai vibré en lisant Kundera, même si tout le monde connaît, leur dire que j'ai ri avec sa définition du kitsch même si c'était tragique, que je me sens un peu comme Tereza qui rêve d'un ailleurs où Tomas ne reviendrait pas les cheveux imbibés d'odeur sexuelles féminines et qu'ils s'aimeraient jusqu'à la vieillesse dans une campagne reculée, s'étonnant de choses toutes simples...leur dire que comme Tereza, je songe parfois à des vengeances disproportionnées, que je dramatise des situations pour échapper à la réalité...que je suis masochiste à en crever, et que-CLAAAAAAC-Ohhh Ouii j'aime ça. Si j'étais pas maso, alors comment je pourrais apprécier les petites choses ? Faut souffrir d'abord, apprécier ensuite. Héhé. Se dire d'abord qu'on est le plus malheureux du monde, et ensuite se dire que quand même, on a ça, puis ça...puis ça aussi. Et qu'on est pas si mal lotti en fin de compte.
C'est le kitsch bourgeois dans mon cas. Moi ça va, j'ai une vie pas difficile, une famille plutôt middle-class et pour certains, upper-class...Quand j'ai peur de manquer d'argent, c'est parce que j'ai fait des folies pendant trois jours, mais je sais que j'aurais de nouveau des sous en fin de compte et que j'ai les moyens de faire des emprunts faramineux. D'autres manquent d'argent et alors ils peuvent manger des pâtes à l'eau pendant un mois. Et j'en connais des comme ça qui gardent cette méthode d'autoflagellation pour apprécier ce qu'ils ont. Ca marche ! T'en fais pas des plus optimistes. Autoflagellez-vous, oh oui ! Sim sur msn qui propose la flagellation tout court....j'propose le trip aux amateurs au cas où, mais je crois pas que ça puisse désobstruer les connexions neuronales torturées par vos égo-trips et votre incessante manière de fabriquer du drame. Question de bon sens. M'enfin !
C'est marrant parce que quand j'arrête d'écrire, je me dis que c'est parce que mieux vaut arrêter de patauger dans le vide et de dire des bêtises, mais le mal est souvent déjà fait avant d'écrire, alors un peu plus un peu moins...boarf quoi :P
Allez, j'ose. j'arrête et je laisse mon premier jet pour me rire au nez plus tard une fois de plus. Gnihihi.
Bonne soirée les nombreux lecteurs qui me spammez de tout votre amour sur mes blablas "Hey, Nice site, thank you" ! 'Tain j'aimerais bien que plus de français passent par ici....
Uld.
J'ai passé le plus clair de mon temps à m'angoisser pour un oui ou pour un non cette année :
Arrivée à l'internat : stress
Merde, je dors plus chez moi : stress
De nouveaux potes ? : stress
De bons profs ? : stress
Un bulletin trimestriel correct...: stress
Mon petit copain, ça va marcher ? : stress
Mon orientation Ravel : ....inqualifiable...tensiomètre à 25 ?
Ma vie l'année prochaine : stress
Mon bac : stress..mouaif...
J'ai trouvé des solutions pour remédier à tout ça :
Arrivée à l'internat => Uld, t'emmerdes pas la vie, profites-en, mets les compteurs à zéro..
Merde, je dors plus chez moi : Cool, je suis plus obligée de subir le rituel du repas familial.
De nouveaux potes ? : Quelques bonnes connaissances quand même...
De bons profs ? : L'essentiel est qu'ils fassent de bons cours...
Un bulletin trimestriel correct ? : Ca peut pas être pire que l'an dernier...
Mon petit copain, ça va marcher ? : On verra bien.
Mon orientation Ravel : Terrible si elle me permet de quitter le foyer familial
Ma vie l'année prochaine : pas de vraie solution pour le moment, donc toujours stress...
Mon bac : Lundi je stresse, promis.
Mais la meilleure solution à la moindre de mes peurs au final, c'était la bulle.
Pour beaucoup de choses désagréables, j'ai construit ma bulle, aux parois fines mais solides, qui me protégeait des attaques extérieures. Elle s'exprime par une baisse nette de mes habituelles exaltations, un plongeon tête baissée dans les révisions qui me permet d'oublier tout et un cerveau qui jette dehors à l'arrivée toute pensée susceptible d'entamer mon moral. Ma mère qui vient se réincruster dans ma vie à grands coups de sms ? On répond pas, après le bac on verra. Mon père qui me dit que je suis grosse et qu'il faudrait que je perde quinze kilos pour ma santé ?
La bulle s'est fendillée ce soir quand j'ai entendu un truc pareil. La bulle au niveau du poids était de me dire que ces petits kilos ne constituaient en rien une menace, je ne les aime pas plus que je les déteste, je m'y accroche, comme si chercher à les perdre serait perdre un repère vital.
Et puis quoi ? On me trouve moche comme ça, je fais mal aux yeux ? Je tiens des discours de ronde conditionnée en rétorquant que je ne suis pas obligée d'être comme les filles des magazines ? Ca ne me touche guère, et finalement pour le moment j'ai d'autres choses plus importantes à cogiter. Bien sûr je ne suis pas seule, et si je devenais indésirable aux yeux de mon copain, j'en serais désolée. Finalement cette remarque, ce soir m'a cassé le moral parce que je me sens faiblarde, je ne suis engagée dans aucune lutte, je me laisse porter jusqu'aux examens tout en révisant correctement mais pas comme si je voulais obtenir à tout prix une mention, juste ce qui suffit...je veux juste qu'on me laisse tranquille, j'ai besoin encore et toujours d'air frais, dépollué de tout jugement ou critique...j'me sens pas la force d'agiter les bras, ce serait les agiter dans le vide.
Uld.
Nicolaas C. tu vas me manquer :(
Et je pense à toi en faisant mes révisions...Normal puisque ça parle de ton idole.
J'espère que personne ne m'appelera d'ici cinq ans pour me dire :"Ah votre ami N.C est décédé, il a voulu renverser le dictateur en place, c'tabruti, et puis il avait ramené une armée de mouches, comment peut-on vouloir faire la révolution avec 700 jeunes inexpérimentés ?" Ou pire, "Mademoiselle, je sais que vous êtes amie avec N.C, révélez nous ses plans car il est aujourd'hui au pouvoir, si vous vous taisez, on vous égorge !"
Qui vais-je traiter de "cheveux de renard" ou à qui vais-je faire monter la tension à 19,5 hein ? Et avec qui je pourrais parler de Staline comme s'il s'agissait d'un gentil nounours que tu gardes (j'en suis persuadée !) avec amour en poster au dessus de ton lit... ? Et qui fera des fugues qui me feront hurler de rire, qui partira soi-disant aux Pays-Bas à pied, qui deviendra tellement furieux parce qu'on ne lui a pas ramené du pain de la cantine qu'il agressera un élève qui n'y peut rien ? Qui me racontera qu'il est adhérent au PC et qu'il fait des entraînements de l'armée pour préparer sa dictature...Qui me fera lire son "petit livre rouge" (ou presque) où il parle de lui à la troisième personne du singulier ?
Tu vas vraiment me manquer mon petit révolutionnaire de poche :(
Uld.
Et je continue à passer des nuits pourries.
Merci à mon homme de m'avoir trouvé un remède qui décape quand même, je connaissais pas le coup du rhum dans un fond de tasse avec le sucre dedans...-hips-
Alors comment dire...
Histoire de bien recommencer ma petite vie sur ce bout de terrain bleu bien connu, je vais commencer par vous raconter un des rêves stupides que je fais pendant les révisions du bac...Déjà je sais pas comment je fais pour rêver puisque je dors trois heures par nuit, et en plus, je me débrouille pour voir des trucs des plus étranges...
Je vais intituler ça, hmm...
"Les Pygmées Publicitaires"...Ah ouais, ça l'fait.
(Et on n'est pas si loin du compte, je peux vous l' assurer...)
Donc je m'endors une fraction de seconde dans cette nuit d'insomnie presque totale, et là, je vois ma prof de Littérature de cette année me regarder bien dans les yeux et me rendre, en dernière de la classe, une copie et elle s'exclame : "Ah oui, mince, j'avais oublié de distribuer ça...le..chiffon de Uld !"
Et puis je la regarde, l'air hagard et peu crédule, dans mon for intérieur : "Mais oui bien sûr, elle dit ça pour me faire peur..."
Et là...je regarde ma copie...4/20 ! Horreur...
En plus c'était si réaliste...Le pire dans tout ça ce n'est même pas la note, c'est le sujet de cette dissertation que j'ai rendue. J'ai soudain un flashback, et me souviens que le sujet était "L'observation des Pygmées dans leur milieu naturel"...un voyage de classe...
Merci Madame D. pour vos idées enrichissantes -_-
Je me retrouve donc dans ce flashback, avec toute ma classe réellement embrigadée dans un voyage scolaire complètement surréaliste, nous sommes tous en une longue ligne, dressée comme un front, et en face de nous, bah...des pygmées, avec des chapeaux tressés en joncs, des dessins sur leur peau mate usée par le soleil et couverte de terres colorées, un pagne pour le folklo...enfin tous les éléments quoi. Et le deuxième truc encore pire, c'est qu'une équipe de photographes débarque d'un coup, perturbant notre observation et nos notes, et les affublent de tee shirts publicitaires pour tourner un clip...des tee shirts "Nokia, Samsung, Coca-Cola..." et ils se laissent faire, comme s'ils avaient l'habitude d'être considérés au sein de leur tribu comme un zoo humain, pitoyable.
Une Pygmée s'approche de moi, seins à l'air et peau toute ridée, elle a un visage étonnement européen derrière ses peintures et sa peau mate et me parle alors de sa tribu, sachant que je dois faire un exposé...je nage en plein rêve me dis-je dans mon rêve...et puis on se dirige tous vers un endroit sensé nous ramener tous à Paris....C'est en fait un téléporteur avec écrit "Direction Gare Saint Lazare" et je me retrouve dans le Météore, de la ligne 14 version supersonique...
A part ça, tout va bien, je fais des nuits blanches, je suis malade...Je crois que mon cerveau commence vraiment à rouiller. Je vous raconterais peut être un de ces quatre comment je rate et réussis mon bac successivement...
Pathétique.
Uld
Comme dirait Mag', "Bah tiens, j'vais me pendre..."

